La détection d’un trouble du rythme se fait d’une part grâce aux éléments cliniques comme la description de palpitations, la constatation d’une tachycardie pour la plupart des arythmies, l’irrégularité du pouls pour la fibrillation auriculaire par exemple, mais surtout par l’analyse fine de l’électrocardiogramme. Cette analyse doit se faire pas à pas, pour éviter des conclusions hâtives faites sur des raisonnements plus ou moins « intuitifs ». En effet, toute tachycardie n’est pas un trouble du rythme, tout rythme irrégulier n’est pas une fibrillation auriculaire, ou encore toute tachycardie à QRS larges n’est pas une tachycardie ventriculaire.
Le retour aux enseignements basiques de l’interprétation de l’électrocardiogramme (ECG) est parfois intéressant, car le respect de règles simples évite la plupart des écueils. Il faut profiter des possibilités qu’offrent les différents appareils. Par exemple, l’enregistrement concomitant de plusieurs dérivations permet parfois d’objectiver une activité auriculaire sur l’une d’entre elles alors qu’elle ne se voit pas sur les autres. Il ne faut pas hésiter à laisser défiler le tracé pour avoir un échantillon suffisant de complexes
Différentes attitudes découlent du diagnostic ou de la suspicion d’un trouble du rythme. Une tachycardie jonctionnelle réduite aux urgences avec ECG sinusal normal ne nécessite pas d’hospitalisation, et à l’inverse, la découverte d’une arythmie auriculaire exige la mise en route de traitements, dont l’anticoagulation, pouvant justifier une admission à l’hôpital. La suspicion d’une tachycardie ventriculaire impose une prise en charge cardiologique spécialisée rapide.
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