Ils sont communs aux deux mécanismes, les TJ concernant typiquement le sujet jeune indemne de toute cardiopathie, bien qu’elles puissent se rencontrer à tout âge.
L’évolution est particulièrement capricieuse, les accès pouvant se
répéter sur une même journée, puis laisser place à plusieurs mois
de calme. Comme pour tout trouble rythmique, les facteurs
favorisants sont nombreux (effort, émotion, manque de sommeil,
prise d’excitants…) mais pas toujours présents.
La crise de palpitations est généralement stéréotypée, sous la forme
d’un accès de tachycardie à début et fin brusques, parfois
accompagnée d’une miction postcritique bien décrite par Bouveret.
Rappelons à ce sujet que le terme de maladie de Bouveret n’est pas synonyme de tachycardie jonctionnelle, même si cet abus de langage reste fréquent. En effet, la perception d’une crise de tachycardie régulière a début et fin brusque n’est pas pathognomonique d’une TJ, de nombreuses tachycardies ventriculaires ou atriales pouvant se traduire par les mêmes symptômes.
L’accès de TJ est souvent accompagné d’un cortège de signes
fonctionnels (angoisse, asthĂ©nie percritique…) pouvant aller jusqu’Ă
la lipothymie. Les syncopes sont exceptionnelles et doivent faire
suspecter une dysfonction ventriculaire gauche systolique sévère,
une pause soutenue à la réduction ou une fréquence cardiaque très
élevée en tachycardie. Des précordialgies atypiques à type de
douleurs sous-mammaires ou pectorales gauches sont habituelles.
Elles traduisent l’ébranlement thoracique provoqué par la
tachycardie.
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