L’objectif est de maintenir une fréquence cardiaque moyenne inférieure à 80 cpm afin d’améliorer l’état hémodynamique et le confort du patient.
Les digitaliques sont la classe la plus utilisée en raison de l’absence d’effet inotrope négatif. Cela est particulièrement appréciable dans le cadre de l’urgence, chez un patient en insuffisance cardiaque ou dont on ne connaît pas la fonction systolique. À l’inverse, on peut leur reprocher un indice thérapeutique faible et des effets proarythmiques. La deslanoside (Cédilanide) n’étant plus commercialisée, seule la digoxine reste utilisable par voie parentérale, à la dose de 0,25 à 0,5 mg en intraveineux lent, 2 à 3 fois par jour, en l’absence des contre-indications formelles :
– blocs atrioventriculaires des 2e et 3e degrés non appareillés ;
– hyperexcitabilité ventriculaire ;
– syndrome de Wolff-Parkinson-White ;
– cardiomyopathie hypertrophique et cardiomyopathie restrictive.
Rappelons que les digitaliques n’ont aucune action antiarythmique capable d’induire le retour en rythme sinusal. Les chances de réduction sont égales avec ou sans digoxine.
Les inhibiteurs calciques bradycardisants et les bêtabloquants sont l’alternative aux digitaliques, sous réserve d’une fonction systolique correcte et de l’absence d’insuffisance cardiaque.
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