D’un point de vue nosologique, la FA est classée en :
– paroxystique, lorsque l’accès a une durée inférieure ou égale à 7 jours (en pratique, souvent inférieure à 24 heures) ou se réduit spontanément ;
– persistante : en cas d’accès d’une durée supérieure à 7 jours ou ne se réduisant qu’après cardioversion ;
– permanente si la cardioversion n’est pas tentée ou échoue ;
– dans les deux premiers cas, on précise le caractère aigu (premier épisode) ou chronique (récidive).
La symptomatologie fonctionnelle est très variable. Certains patients décrivent de façon très fidèle la durée et la fréquence de leurs palpitations, d’autres ne ressentent aucun symptôme.
Cela est particulièrement vrai chez les sujets déjà traités par antiarythmiques ou bradycardisants pour lesquels les accès sont souvent moins rapides et moins irréguliers, donc moins perceptibles. Dans ces conditions, estimer l’ancienneté de l’arythmie est bien difficile et expose à une sous-estimation fréquente.
En présence d’une mauvaise tolérance du trouble du rythme atrial (oedème pulmonaire, état de choc, exceptionnellement arrêt cardiaque), on suspecte l’existence d’une cardiopathie sous-jacente évoluée, compliquée d’une dysfonction systolique et/ou diastolique sévère. Cette mauvaise tolérance peut également s’expliquer par une conduction atrioventriculaire très rapide : flutter à conduction 1 sur 1, FA conduite par une voie accessoire.
Enfin, la notion d’une lipothymie ou d’une syncope fait craindre, outre la possibilité d’une cardiopathie ou d’une fréquence cardiaque très rapide lors de l’accès, la possibilité de pauses à l’induction ou à la réduction de la crise ou l’intrication de troubles conductifs atrioventriculaires ou sino-atriaux s’intégrant dans le cadre d’une maladie rythmique.
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