La fibrillation auriculaire

Épidémiologie de la fibrillation auriculaire

Au plan épidémiologique, il existe une réelle épidémie de FAaux 3e et 4e âges, liée au vieillissement de la population et à l’amélioration du pronostic et de la durée de vie des patients porteurs d’une cardiopathie.

À titre indicatif, 10 à 15 % des plus de 80 ans présentent une FA. La prévalence du flutter est approximativement dix fois moindre.

Cette affection extrêmement fréquente n’est pas pour autant bénigne puisque la présence d’une FA entraîne une surmortalité presque double de celle d’une population équivalente et indemne d’arythmie. Les causes de cette surmortalité sont multiples :

– accidents vasculaires cérébraux (AVC) ;

– décompensation de la cardiopathie par la FA ;

– iatrogénie (accidents hémorragiques sous anticoagulants, effets proarythmiques des antiarythmiques).

Le pronostic du flutter, longtemps jugé bon au plan embolique, est certainement comparable à celui de la FA.